Temps des cerises, temps des soleils, temps des marches sans fin au fond des forêts chenues. L’été s’est bien fait attendre et avec lui les joies estivales, qui devraient nous permettrent d’être encore plus actifs. L’été est le temps du travail. Etrange quand dans nos sociétés on a pris l’habitude de l’été pour les vacances et le farniente. Pourtant cela va à l’encontre du règne humain, qui se repose comme la terre, en hiver et travaille en été, comme la terre. Cela était valable lorsque l’être humain vivait en harmonie avec son environnement. Durant des millénaires, l’homme a vécu très proche du règne naturel et le cycle paysan lui ressemble. Le printemps on trace, on plante, l’été on récolte on cueille jusqu’à l’automne, dernières vendanges du temps. L’homme suivait cette courbe et l’hiver était passé plus prêt des feux et des hommes des villages. Cela veut-il dire que nous sommes aujourd’hui condamnés à vivre à contre temps, contre nature ? Peut-être pas. Peut-être avons nous les moyens de profiter de l ‘été et de ses vacances pour faire ce que nous n’avons pas le temps de faire en hiver, des gestes et des attitudes que nous perdons de vue aux heures sombres. Peut-être pouvons nous profiter des grands jours, pour faire plus de choses, de celles qui nous attirent, nous ravissent, de celles que l’on remet toujours au lendemain. Peut-être tout simplement, nous trompons nous quand nous partons sur de nouvelles bases au premier janvier, et devrions nous basculer ces décisions au Solstice d ‘été ? Arrêter de fumer, marcher, vivre est tellement plus facile quand l’été est là porteur de ses senteurs florales et de ses vents du Sud. Enfin le corps parle, car dès que le soleil apparaît nous avons tous cette envie d’aller dehors, de « bouger » de gesticuler, de fêter. La fête est porteuse de joie, qui porte en elle l’activité de la vie. Profiter de l’été est un travail qui en vaut bien un autre, pour se sentir mieux, plus fort et plus en harmonie avec nous-même et cette grande terre qui nous porte sans faillir.



Nous imaginons à ces mots, un esprit de plante qui s’élève lentement au dessus de la feuille, de la fleur ou de
la ramure et vient à nous pour nous parler. Il peut même rencontrer notre esprit et entamer une conversation comme nous aurions avec la voisine. Cela est anthropomorphisme, c’est à dire donner à
la plante des caractéristiques humaines.
Certains, encore aujourd’hui taxent la médecine homéopathe de charlatanisme ou tout au mieux d’effet
placebo. Il va sans dire que, même si son efficacité relève d’un effet placebo (Préparation ne contenant aucune substance active, que l’on substitut à un
médicament pour évaluer la part psychique dans l’action de celui- ci), nous pourrions cependant dire que la « place est beau » et que le fait d’agir sans nuire est en lui seul une
réussite.
La pharmacopée de nos plus lointains ancêtres reposent essentiellement sur l’utilisation des plantes. Dioscoride,